Dossier de presse
Rencontres narrativités singulières
Rétrospective : 30 ans 30 films
Séances spéciales films ethnographiques CNRS / CFE
Soirée de clôture / Projections films primés
Hors les murs
  • Introduction
  • Toulouse
  • Montpellier
  • Région Île-de-France
  • Niamey/Niger
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Le festival hors les murs
En suivant l’exemple des nombreuses initiatives menées par Jean Rouch pour montrer le plus largement possible la production cinématographique ethnographique, nous avons décidé, à l’occasion des trente ans du festival, de faire partager notre passion au-delà des écrans parisiens. Ces nouvelles programmations en province, en Île-de-France et au Niger sont l’aboutissement de collaborations, de rencontres et d’amitiés tissées au fil du temps et des évènements. Après avoir fréquenté le bureau du Comité, au musée de l’Homme, comme étudiantes, Meryem et Alice, aujourd’hui programmatrices au Muséum et à la Cinémathèque de Toulouse, nous ont proposé de venir dans la ville rose avec films et bagages. Avec l’ami Gilles, réalisateur marchant dans les pas de Jean Rouch à l’université de Nanterre, nous nous rendrons dans sa ville de Montpellier pour un week-end d’images et de débats. À la fin de la projection de Bataille sur le grand fleuve, Philippe, enthousiaste, veut renouveler l’expérience avec des films actuels du festival pour son public de la région de Marne-et-Gondoire. Le rendez-vous aura lieu à Thorigny-sur-Marne. Pour finir, avec Inoussa, complice de quarante ans du Comité, nous embarquerons pour Niamey et son centre culturel Jean Rouch, occasion de dire au fondateur du festival que l’aventure continue.
 
Toulouse Cinémathèque
Le festival Peuples et Musiques au Cinéma présente une sélection de documentaires récompensés par le prix Bartok, Société française d’ethnomusicologie, au Festival International Jean Rouch.
Jeudi 27 octobre
21h - Visites cajuns
Yasha Aginski (USA),1983, 29 min, sous-titres français.
Portraits de quelques grands musiciens cajuns (accordéon, violon, voix) qui jouent et racontent leur histoire.
21h30 - N’gonifola
Idrissa Diabaté (Côte d’Ivoire), 1997, 45 min. Prix Bartok en 1998.
Les étapes de la fabrication d’un n’goni (luth) par son musicien, du choix des matériaux à l’assemblage, puis son jeu en situation de fêtes, en pays Bambara.
Projection suivie d’une rencontre avec un fabricant et musicien français de n’goni.
Samedi 29 octobre
17h15 - Turnim Hed
James Bates (Royaume-Uni), 1992, 52 min, version anglaise et sous-titres anglais. Prix Bartok en 1993.
Les Chimbu de Papouasie-Nouvelle-Guinée se préparent à courtiser les femmes dans un concours de chant. Le réalisateur les suit dans leurs préparatifs (maquillage, vêture, appels, chants de travail, chants de menaces...). Les femmes jugeront.
19h15 - Horendi
Jean Rouch (France), 1972, 70 min
A Niamey, pendant sept jours se déroule le Horendi, au cours duquel se recrutent les «chevaux des génies», dans la cour de la concession du prêtre Zima Sambo. Deux jeunes femmes possédées depuis plusieurs semaines, sont initiées aux pas de danse.
Séances en présence de Bernard Lortat-Jacob, ethnomusicologue, directeur de recherches honoraire au CNRS
Toulouse Cinémathèque  
Découvrir le cinéma ethnographique dans sa dimension patrimoniale et retrouver les grands classiques du genre.
Vendredi 4 novembre
21h - Nanouk l’esquimau (Nanook of the North)
Robert Flaherty (USA), 1922, 50 min, noir & blanc, 35 mm, muet sonorisé.
La vie dans le grand nord canadien au début du siècle dernier : chasse, troc de fourrures... Un documentaire qui fait date dans l’histoire du cinéma ; Robert Flaherty faisait rejouer les scènes de la vie quotidienne tout en usant de cadrages et d’effets de montage empruntés à la fiction. Une des premières tentatives de documentaire-fiction.
Samedi 5 novembre
15h - Au pays des buveurs de sang
Baron Gourgaud (France), 1932, 50 min, noir & blanc, 35 mm.
Sous couvert d’un reportage sur un safari, Au pays des buveurs de sang joue la carte de l’exotisme à tout prix et nous présente un monde étrange peuplé d’hommes aux mœurs curieuses. Un portrait de l’Afrique fantasmée par le regard colonialiste.
17h (Séance jeune public)
Oseam
Sung Baek-Yeop (Corée du Sud), 2004, 75 min, couleur, 35 mm, version française.
Film d’animation qui raconte l’histoire d’un petit garçon en quête de sa mère. Gil-sun vit dans un monastère avec sa sœur. Aveugle, elle ne voit leur mère que dans ses rêves. Le petit garçon ne comprend pas pourquoi il n’a pas droit aux visites maternelles. Pour la retrouver il part avec un moine pour un voyage initiatique.
précédé du court métrage :
Les Aventures de Kapok l’esquimau et son ours Oscar
Arcady Brachlianoff (France), 1943, 12 min, couleur, 35 mm.
Un film d’animation, qui comme son titre l’indique, raconte les aventures de Kapok, et d’Oscar, son ours.
19h15 - Louisiana Story
Robert Flaherty (USA), 1946-1948, 77 min, noir & blanc, vidéo, version originale et sous-titres français. Avec Joseph Boudreaux, Lionel Le Blanc
Un enfant flanqué de son raton laveur se promène dans les bayous de Louisiane. La faune, la flore... une impressionnante explosion et un énorme tracteur. Des prospecteurs de pétrole... Commandé par une compagnie pétrolière, ce documentaire-fiction à pour objectif de montrer ses activités en milieu difficile... On se souviendra de la dernière marée noire et l’on aura raison. On n’oubliera pas pour autant que le film date des années 40. La perspective n’en sera que meilleure.
Dimanche 6 novembre
15h45 - Louisiana Story (reprise)
Robert Flaherty (USA), 1946-1948, 77 min, noir & blanc, vidéo, version originale et sous-titres français. Avec Joseph Boudreaux, Lionel Le Blanc
17h30 - Programme Jean Rouch
Les Maîtres fous
Jean Rouch (France), 1955, 18 min, couleur, 35 mm.
Les dieux invoqués, les dieux qui doivent prendre possession des adeptes ne sont plus les dieux traditionnels, mais des fétiches occidentaux issus du colonialisme : locomotives, soldats, gouverneur. Véritable miroir, à travers les yeux de l’Afrique, un regard sur les Blancs et l’imagerie qu’ils ont laissée.
La Chasse au lion à l’arc
Jean Rouch (France), 1965, 80 min, couleur, 35 mm.
Au pays de nulle part, entre brousse et désert, entre Mali et Niger, un voyage à la rencontre des Gaos, chasseurs de lion à l’arc. Un lion rode et tue plus de bétail qu’il ne faudrait. C’est un lion tueur. Il faut le supprimer. Préparation des arcs, des flèches et du poison. Rituels. La troupe se met en marche. Traque de l’animal...
Toulouse Muséum Voir autrement le monde FOCUS SUR LE CINÉ ETHNO’ MOIS DU DOC’
Le Muséum de Toulouse projettera en novembre les films marquant de ces dernières annéesainsi que les documentaires primés en 2011 pour confronter les styles et les différents regards sur l’Homme.Une occasion d’échanger avec des ethnologues, des réalisateurs, le jury et les fondateurs du festival.
17 au 20 novembre : panorama sur 30 ans de production  Accès libre à l’auditorium du Muséum
Jeudi 17 novembre « VIVRE ICI » L’HOMME ET SON MILIEU
17 h 45 - The Kayapo : out of the Forest Michael Beckhman, 51 min, 1989, Brésil, sous-titré en français.Au début de 1989, les Kayapo s’allient à d'autres Indiens du Brésil pour Un regroupement des tribus à Altamira - site pressenti d'un énorme barragehydro-électrique qui inondera une grande partie de la vallée du Xingu. Le rassemblement est également un événement médiatique qui permet aux Kayapo et à leurs alliés de faire connaître leur situation à la presse internationale.
18 h 45 - Cuyaga : les diables dansants Paul Henley, 41 min, 1987, Venezuela, sous-titré en français.Les habitants de Cuyagua, sur la côte caraïbe du Vénézuéla,sont les descendants des esclaves africains. Des traces évidentes des traditions culturelles des ancêtres, telle la « Danse du Diable », sont conservées lors de la célébration des grandes fêtes catholiques.
20 h 30 - Mout Tania Yvan Boccara, 56 min, 1999, Maroc, sous-titré en français.Mout Tania, c’est le nom que Hammadi a donné à la vallée isoléeoù il vit en autarcie avec sa famille à 200 km de Marrakech, aucoeur du Haut-Atlas marocain. Pour subvenir aux besoins dessiens, Hammadi a construit des moulins à grain, des ruchesà miel et utilise l’électricité provenant de l’eau du torrent… Trace d’un mode de vie du passé et exemple actuel d’adaptation admirable de l’homme à son milieu.
21 h 40 - Discussion avec Yvan Boccara - auteur réalisateur- et Hélène Claudot-Hawad -ethnologue, directrice de recherche au CNRS, Aix en Provence-
Vendredi 18 novembre « TOUS EGAUX ? » ÉCHANGE, POUVOIR ET SOCIÉTÉ
17 h - Zaïre, le cycle du serpent Michel Thierry, 85 min, 1992, Zaïre (français), sous-titré en français. Après trente années d'indépendance et vingt-cinq années de mobutisme… quel avenir pour le Zaïre ? Durant cinq semaines, Thierry Michel a filmé Kinshasa. Kinshasa de la mendicité et des laissés-pour-compte. Kinshasa aussi de la bourgeoisie des affaires, des dignitaires religieux et militaires. Kinshasa enfin des quartiers populaires enterrant leurs morts victimes de la dictature
20 h 30 - Clasified people Yolande Zauberman, 53 min, 1987, Afrique du sud, sous-titré.Tourné clandestinement en Afrique du Sud, ce film dénoncelesdéchirures engendrées par l’Apartheid. En 1948, la vie de Robert qui se croyait  blanc, bascule. Il est « classé » métis, sa femme et ses enfants « restés blancs » le renient. Il refait sa vie avec Doris qui est noire et c’est ensemble qu’ils nousracontent, avec humour et complicité, leur histoire pourtant tragique.
Discussion avec Corinne Maury -Maître de conférence en histoireet esthétique du cinéma à l’université de Toulouse II le Mirail, Réalisatrice et documentariste - et Hélène Claudot-Hawad-ethnologue, directrice de recherche au CNRS, Aix en Provence-.
Samedi 19 novembre IMAGE ET REPRÉSENTATION DE L’AUTRE
16 h - Rdv à « Champs Libres »du  Muséum RENCONTRE avec Florie Martel sur son métier d’ethnodocumentariste indépendante. Dans le cadre dela rénovation du Museon Arlaten, elle récolte des images documentaires sur les pratiques actuelles dites « traditionnelles» en Provence.
17 h - Ishi, le dernier indien yahi Jed Riffe, Pamela Roberts, 57 min, USA, sous-titré en français. Entre 1850 et 1870, les indiens Yahi de Californie, sontsystématiquement exterminés. Ishi, le dernier de son peuple, est retrouvé quarante ans plus tard. Installé au musée de SanFrancisco, il devient une attraction nationale.
18 h 15 - Une famille Kalahari- 5ème partie death by myth John Marshall, Claire Ritchie, 90 min, Namibie, sous-titré enfrançais. En 1992, alors que l’indépendance de la Namibie déclenche un afflux d’aides internationales en faveur des Ju/'hoansi, peuple autochtone du Kalahari, les organismes de développement ne soutiennent plus leur agriculture. Ils se heurtent à un préjugé puissant, les réduisant à des chasseurs seulement capables de vivre en harmonie avec la nature..
20 h 30 - Cannibal tours Dennis O’Rourke, 67 min, 1988, Papouasie-Nouvelle-Guinée, sous-titré en français. Des touristes débarquent dans les villages papous, le long dufleuve Sépik. L’appareil photo en bandoulière, ils investissent « la maison des esprits » et posent au milieu des enfants.
Discussion avec Dragoss Ouedraogo (cinéaste réalisateur, chargé de cours d’Anthropologie visuelle Département d’Anthropologie université Victor Segalen Bordeaux 2) et Hélène Claudot-Hawad (ethnologue, directrice de rechercheau CNRS, Aix en Provence).
Dimanche 20 novembre « LES SIENS », RELATIONS DE FAMILLE
15 h 00 - Une femme parmi les femmes Judith et David McDougall, 72 min, Kenya, 1981, sous-titré enfrançais. Troisième film de la célèbre trilogie Turkana Conversations, Une femme parmi les femmes s’attache à comprendre comment les Turkanas - éleveurs semi-nomades relativement isolés dunord-ouest du Kenya - et en particulier les femmes turkanas, voient le mariage. Un film joyeux qui bouscule nos à priori.
16 h 15 - Le père, le fils et le saint torum Mark Soosaar, 90 min, 1997, Russie, sous-titré en français. Deux mondes différents se rencontrent dans ce drame familial documentaire. Un monde est conservateur et traditionnel, l'autre est flexible et adaptatif. Père et Fils. Chamane et hommed'affaires. Le fils travaille pour une compagnie pétrolière russequi pompe des millions de barils de pétrole sur les terresancestrales des Khantys. Le chamane résiste avec son tambour et sa tête d’ours...
Discussion avec Dominique Samson Normand de Chambourg, chargé de cours aux Langues O’ (Institut Nationaldes Langues & Civilisations Orientales); il travaille avec les Nénètses, Khantys et Mansis de Sibérie dont il traduitégalement la littérature.
Samedi 3 et dimanche 4 décembre
Projections des films primés au Festival International Jean Rouch 2011 et rencontres avec les membres du Comité du film et les réalisateurs.
Toulouse La Médiathèque José Cabanis
Dans le cadre de la programmation du Mois du film documentaire, consacré cette année à la thématique «Mémoire et transmission», la Médiathèque propose trois séances de films ethnographiques issus de la programmation « 30 Ans 30 Films ».
Mardi 15 novembre
18h30 - Jean Rouch comme si
Jean-André Fieschi (France), 1998, 90 min
Pour ce portrait, le réalisateur accompagne Jean Rouch sur le tournage d’un de ses films au Niger. Face à la caméra le cinéaste et ethnologue raconte sa vie, son art de faire du cinéma en affirmant qu’en faisant « comme si », « on est beaucoup plus proche de la réalité ».
Samedi 26 novembre
16h - Le Départ
Damien de Pierpont (Belgique), 1998, 52 min, version japonaise et sous-titres français.
Rencontre avec le réalisateur.
Dimanche 27 novembre
15h - Cannibal Tours
Dennis O’Rourke (Australie), 1988, 67 min, version anglaise et sous-titres français.
Rencontre avec Marie-José Mondzain, philosophe et spécialiste de l’image.
>Téléchargez le programme
Montpellier
Cinéma le Nestor Burma
 

Dans le cadre du 30e Festival International Jean Rouch (2011), se déroulera au cinéma le Nestor Burma du 6 au 8 Janvier 2012 une programmation d’une dizaine de films issus de la sélection « 30 Ans, 30 Films ». Chaque séance sera suivie d’une rencontre avec les réalisateurs, des anthropologues et les membres du Comité du film ethnographique. Une soirée spéciale sera consacrée à la projection de Chronique d’un été (1960) réalisée par Jean Rouch et Edgar Morin, en présence de Marceline Loridan-Ivens, Nadine Ballot… et Edgar Morin (sous réserve).

Pantin
Ciné 104
 
Jeudi 13 octobre 2011 / 20h15
Soirée de présentation de l’édition 2011 du Festival International Jean Rouch avec les membres de l’équipe d’organisation, suivie de la projection de Jaguar réalisé par Jean Rouch.
Jaguar (Niger, Ghana)
Jean Rouch (France), 1954-1967, couleur, version originale, 90 min.
Avec Damouré Zika, Lam Ibrahim Dia, Illo Gaoudel, Amadou Koffo.
Le berger, Lam, le pêcheur, Illo et Damouré l’écrivain public, décident de se rendre à Accra pour y trouver fortune car, au Niger, la coutume veut que les jeunes gens s’expatrient le temps de réunir la dot nécessaire à leur mariage. Les trois amis partent à pied et après avoir passé la frontière en fraude, ils prennent trois directions séparées. Illo devient pêcheur avec les Ewé et Lam marchand de parfums. Damouré arrive à Accra où il commence comme manoeuvre pour devenir bientôt un homme à la mode, un “Jaguar”. Après maintes péripéties, ils rentrent au village et distribuent en une journée ce qu’ils ont gagné en plusieurs mois.
THORIGNY-SUR-MARNE
Le Moustier
 
Samedi 21 et dimanche 22 janvier 2012

Le Moustier et le Comité du film organisent, pendant deux jours, la projection des documentaires récompensés au festival 2011 et de quelques films issus de la programmation anniversaire « 30 ans 30 films » en présence de réalisateurs pour les débats. Tous ces films ethnographiques réalisés patiemment aux quatre coins du monde sont les témoins émerveillés, drôles, tendres, parfois inquiets, toujours captivants de l’évolution des sociétés humaines et de la richesse de leur diversité. Ils font appel à l’imaginaire, suscitent l’émotion, ravivent la mémoire, provoquent les convictions, interrogent le spectateur, ces documentaires ne laissent jamais indifférent.

Niger, Niamey Centre culturel franco-nigérien, Jean Rouch  
6ème édition du Forum Africain du Film Documentaire « Cinéma et Patrimoine »
10 - 15 décembre 2011 - Hommage au Festival International Jean ROUCH
Samedi 10 Décembre / 21h
Shaman Tour (Mongolie) 65 min
Réalisation : Laetitia Merli (France)
La Mongolie qui est restée longtemps fermée aux voyageurs, s’ouvre aujourd’hui au marché libéral et est visitée par des touristes du monde entier. Quelles sont les interactions entre les touristes et les éleveurs nomades, les uns rêvant d’un monde « authentique » peuplé de rennes et de chamanes, les autres s’ouvrant au capitalisme et rêvant de la société de consommation ? Le film présente le point de vue d’une famille d’éleveurs de rennes dont la mère est une chamane réputée et qui aujourd’hui vit essentiellement des retombées du tourisme. Amie de la famille depuis de nombreuses années, la réalisatrice se fait la confidente de la chamane qui lui expose ses réflexions, stratégies de survie et plans d’avenir.
Dimanche 11 Décembre / 21h
Mout Tania - Mourir deux fois (Maroc) 56 min
Réalisation : Ivan Boccara (France)
Mout Tania, « la deuxième mort », c’est le nom que Hammadi, paysan berbère d’une soixantaine d’années, a donné à la vallée isolée où il vit en autarcie avec sa femme et ses enfants, au cœur du Haut-Atlas marocain, à 250 kilomètres de Marrakech.
Ce film retrace la vie quotidienne d’une famille berbère. Pour subvenir aux besoins des siens, Hammadi a construit des moulins à grains, des ruches et produit son électricité avec l’eau du torrent. De près et de loin, des Berbères viennent pour le voir, pour moudre leur grain et lui acheter du miel.
La famille d’Hammadi fait partager sa joie de vivre dans cette montagne aride et minérale d’où elle tire ses principales ressources en luttant avec les forces de la nature. Trace d’un mode de vie du passé et exemple actuel d’adaptation admirable de l’homme à son milieu, le choix de vie d’Hammadi bouscule nos représentations.
Lundi 12 Décembre / 21h
La Boucane (France) 35 min
Réalisation : Jean Gaumy (France)
En 1972, Jean Gaumy fait quelques unes de ses premières photographies à Fécamp, dans une "boucane", une fabrique de harengs fumés. Particulièrement attiré par l’atelier des filetières, celui des femmes qui découpent le poisson en filets, il décide de faire son premier film avec elles. Elles sont assises autour d'une grande table, les unes face aux autres. Tout en découpant les harengs, elles parlent et plaisantent entre elles. Ces femmes sont de tous âges, certaines font ce travail pénible et répétitif depuis plus de vingt-cinq ans, toutes débordent d'un enthousiasme, d’une vitalité qui jurent avec la saleté, et la dureté de leur travail. Les hommes déchargent le poisson et le mettent en saumure. Alors que les femmes se mettent à parler d’elles-mêmes, de l’amour, du bonheur, du vieillissement, alors qu’elles fredonnent une chanson, l’intimité et la complicité se dévoilent.
Sans père ni mari (Chine) 26 min
Réalisation : Hua Cai (Chine)
Les Na, agriculteurs de l'Himalaya, en Chine, vivent sans l'institution du mariage. Frères et sœurs vivent ensemble toute leur vie, partagent les tâches ménagères et l'éducation des enfants des femmes. Comme toutes les cultures, les Na interdisent l'inceste, et pratiquent un système de rencontres nocturnes soit occasionnelles, soit durables et connues de tous, à la maison de la femme. Les partenaires de la femme, qui peuvent être multiples, ne portent pas la responsabilité économique des enfants, et les « pères » à moins qu'ils ne ressemblent à leurs enfants, ne sont pas identifiés. Ce film montre comment une société peut fonctionner sans mari ni père.
Mardi 13 Décembre / 21h
Cabale à Kaboul (Afghanistan) 87 min
Réalisation : Dan Alexe (Belgique)
Il était une fois Zabulon et Isaac, les deux derniers juifs d'Afghanistan... Partageant la cour de l'ancienne synagogue de Kaboul, ils se détestent on ne peut moins cordialement depuis une décennie. Au rez-de-chaussée, le vieil Isaac vit chichement des revenus qu'il tire de ses amulettes kabbalistiques et autres charmes vendus à ses voisins musulmans. À l'étage, Zabulon, plus opulent, la cinquantaine usée, marchande avec les mêmes Afghans son vin fabriqué clandestinement. Le peu de paroles qu'ils s'adressent tourne systématiquement à l'invective et à l'insulte. Les raisons de cette haine, quoique demeurant troubles, remontent apparemment au temps des Talibans, qui avaient toléré leur présence. Une « mansuétude », dont l'un et l'autre se rejette la faute : celle d'avoir pactisé avec l'ennemi.
Mercredi 14 Décembre / 21h
Un dimanche à Pripiat (Ukraine) 26 min
Réalisation : Blandine Huk et Frédéric Cousseau (France)
Quelque part en Europe se trouve une zone interdite. Au cœur de cette zone, Pripiat était une citée modèle où vivaient 50 000 personnes. Le 26 avril 1986, un ennemi invisible a obligé les habitants à quitter les lieux.
Kaboul mission impossible (Afghanistan) 22 min
Réalisation : Hamed Alizadah (Afghanistan)
Des ouvriers vêtus d’un habit de travail orange sont comptés les uns à la suite des autres avant d’être emmenés dans un camion à travers les rues de Kaboul. Bashi Gul Azam et son équipe de 12 hommes ont une mission : nettoyer les caniveaux de la ville. A l’aide d’une grande pelle rafistolée, ils extraient les déchets accumulés dans les caniveaux. Nous découvrons leurs conditions de travail par le biais de leurs rencontres avec les habitants.
Le Bonheur simple (Vietnam) 34 min
Réalisation : Nguyen Minh Ky (Vietnam)
Un couple pêche toute la journée sur la rivière Hàn à Da Nang. Ils vendent leur maigre prise sur les quais, à la sauvette, entre deux contrôles de police. Les quelques crabes attrapés dans leurs filets leur permettent de gagner quelques đồng supplémentaires et de subvenir aux besoins de toute la famille. Quand ils le peuvent, ils retournent à la campagne, les bras chargés de cadeaux pour leurs trois enfants restés à la maison avec leur grand-mère. S’ils travaillent au loin c’est pour leur assurer un avenir meilleur. Toutefois, dans un futur proche, ils aimeraient acheter une petite parcelle de terre cultivable près de chez eux et pouvoir enfin avoir une vie de famille.
Jeudi 15 Décembre / 21h
Stolat (France) 20 min
Réalisation : Pengau Nengo (Papouasie-Nouvelle-Guinée)
Rencontre de trois papous de Nouvelle-Guinée avec un grand-père polonais vivant aux environs de Paris.
Journal d'un ethnologue en chine (chine) 46 min
Réalisation : Patrice Fava (France)
Seul avec sa caméra et son magnétophone, le réalisateur a parcouru la Chine traditionnelle. Présenté sous forme d'un journal, c'est un voyage à travers le temps et la continuité, les couches sédimentées de la mémoire et l'héritage toujours actuel du Taoïsme.

Les projections seront suivies d’un débat avec des membres du Comité du film ethnographique.

© Comité du film Ethnographique
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